dimanche 25 novembre 2012

Changement



Ces derniers jours, j'ai lu un message, sur un blog-amie, qui m'a inspiré beaucoup de pensées contradictoires mais le point principal qui ressort, pour moi, est le suivant :
  • depuis que je suis abstinent, j'ai changé.
D'abord, physiquement, j'ai retrouvé une meilleure santé avec une meilleure mine, ceci d'autant plus que, pour corser les choses, j'ai arrêté, en même temps, de fumer mes 2 paquets de Gauloises sans filtre, par jour. D'ailleurs, aujourd'hui, je me dis que je ne devais pas être très bien dans ma tête quand j'ai pris une telle décision.

Mais, c'est surtout psychologiquement, que les changements sont les plus importants. Que ce soit dans ma propre personnalité ou dans mon comportement avec les autres, de toute évidence, je ne suis plus le même qu'il y a 18 mois.

Du coup, je me rends compte que pour ma compagne, il y a quelque chose de déconcertant et, peut-être même d'incompréhensible, à vivre avec quelqu'un qui a totalement changé, car en plus, je reconnais que je ne fais pas beaucoup d'effort pour dialoguer sur le sujet. Pour moi, je vis ma vie comme je l'entends et comme je le sens.

Finalement, je me retrouve très bien dans le titre de mon blog «Sur mon chemin...».

samedi 20 octobre 2012

Tristesse et larmes

A l'occasion du baptême d'un petit neveu, j'ai passé une semaine chez ma soeur en région parisienne. Ce fut un moment de bonheur avec des instants de joie et de complicité que j'ai appréciés pleinement et en pleine conscience.

Je suis rentré hier, vendredi, et le temps de faire des courses, de vider ma valise et de lancer une lessive, une dispute a éclaté, pour ce que j'appellerais des broutilles. Pourtant, alors que je savais très bien que mon beau-frère et sa nouvelle compagne venaient déjeuner le samedi midi, je déclarais que j'en avais assez et que je passerais la journée ailleurs. Ce que j'ai fait.

Mais ce matin, dans la voiture, alors que je repensais à ce qui se passait, des larmes me sont sorties des yeux naturellement. Je me suis arrêté et j'ai attendu un moment, que tout cela se tasse. J'ai pensé à ma mère, quand tout petit, j'allais dans ses bras parce que j'avais un gros chagrin. Mais voilà, ma mère n'est plus là et je ne peux pas aller me réfugier dans son giron. Cela d'autant plus qu'elle m'a appris à faire face, à ne pas me laisser décourager et aussi, à ne pas pleurnicher sur moi-même.

Il n'empêche ... pas facile parfois, surtout quand il n'y a pas d'épaule pour s'épancher.

Le plus dur, cela a été au restaurant. J'ai failli prendre un apéritif et une bouteille pour me consoler. Et puis non ... trop facile. Le temps que je mange mon repas, et ces "mauvaises pensées" me sont sorties de la tête. Tout cela, 15 mois après mon début d'abstinence.

Ce soir, je suis content de moi, tout en sachant que les jours qui viennent ne vont pas être faciles à vivre.

jeudi 4 octobre 2012

Randonnée


Aujourd'hui, magnifique randonnée, avec ciel bleu et soleil, montée tranquille, pendant 2h30, sur une pente plutôt douce et arrivée sur Le Moucherotte à 1901 m, au dessus de Lans-en-Vercors., avec vue imprenable sur Grenoble qui, pour une fois, n'était pas cachée par un brouillard (de pollution).

J'ai éprouvé un réel plaisir à marcher, à mon pas, parfois seul, parfois accompagné. Je ne sais pas pourquoi, mais il arrive, quelque fois, que je me sente bien dans mes chaussures comme dans ma tête. Qui plus est, sur le moment, j'en ai conscience et, après, j'ai envie de le partager.

Ce que j'ai d'ailleurs fait aussitôt rentré, car comme c'était ma fête, j'avais plusieurs message en attente sur mon mobile.

Illustration: vue de Grenoble

dimanche 30 septembre 2012

Hier !!!

Hier, c'était samedi, et, en tant qu'ancien curiste, j'étais invité au Centre Hospitalier, où, en juin 2011, j'avais suivi, pendant 5 semaines, une "cure de désaccoutumance et de réflexion". Quand j'avais reçu l'invitation, je me suis demandé ce que je pouvais bien aller y faire. Et puis, je me suis dit que retrouver ceux avec qui j'avais vécu quelque chose de particulier, pouvait être intéressant.

Finalement, ce fut en effet agréable de se retrouver. Mais sur les 5, nous étions seulement 3 (moi y compris). Nous avons déjeuner à une table en commun, tout en parlant du passé mais aussi du présent et du futur. Si pour moi, tout va bien, pour les deux autres, ce n'est pas pareil.

Pour la femme (43 ans, divorcée avec 2 enfant de 14 et 18 ans), c'est dur à vivre avec quelques rechutes qui ne durent jamais longtemps mais qui la rende fragile.

Pour le jeune homme de 33 ans, c'est, à mon avis, beaucoup plus compliqué car il est toujours en arrêt de longue maladie et, de plus, il a peur de sortir de chez lui.

Pour les autres personnes - il y en avait une trentaine - je ne les connaissait pas, mais j'avais l'impression que tout le monde était content de se retrouver. Je crois que chacun se rendait compte qu'il avait eu un problème, qu'il s'en était sorti mais qu'il fallait faire attention. Fort à propos, le responsable de l'unité d'addictologie nous a rappelé que près de 75% des personnes qui suivent une cure, rechute au bout d'un certain laps de temps.

Ma foi, il faut en avoir conscience, et aller son chemin tranquillement, jour après jour.

vendredi 31 août 2012

Bonheur du jour

Hier et aujourd'hui, ce fut la bonne pioche.

Hier, c'était à Quimper, aux Archives Départementales du Finistère. Là, au bout de 3 heures, je tombais enfin sur l'acte de naissance que je cherchais : celui de ma grand-mère paternelle. Je connaissais l'année de naissance (trouvée sur sa pierre tombale), mais pas le mois ni le jour et, pour le lieu de naissance, j'avais l'hypothèse de 3 villages. Évidemment, c'est au troisième que je trouvais mon bonheur, avec, cerise sur le gâteau, en mentions marginales, les date/lieu de mariage et de décès.

Aujourd'hui, ce fut plus simple. A la mairie de S..., je venais chercher les actes de naissance de mes oncles et tantes, tous décédés. Mon père avait 5 frères et 2 soeurs. En 3 registres, j'ai trouvé mon bonheur car, heureusement, S... est un petit village, et il n'y a pas beaucoup de naissance par an. Mais, comme pour ma grand-mère, j'avais, en cadeau, les  date/lieu de mariage et de décès de chaque personne.

Ainsi donc, en Bretagne, sous le soleil et du ciel bleu, j'ai eu mes bonheurs du jour.

mercredi 22 août 2012

Vacances

Une nouvelle fois, cette année, je repars en vacances ... Mais, en fait, dans ma situation, j'ai l'impression d'être tout le temps en vacances. C'est vrai que, désormais, je suis libre de mon temps, libre de mes activités et en ayant pas de compte à rendre à personne.

Cela change beaucoup de la situation, où avant, étant salarié, j'avais des contraintes d'horaire ainsi que des obligations de résultats, ainsi que parfois des difficultés pour manager une équipe.

Aujourd'hui, tout cela me semble bien loin, et même, je crois que, peu à peu, je parviens à oublier des événements qui m'ont été agréables ... ou non. Et c'est bien ainsi. J'ai envie de vivre dans l'ici et maintenant.

Alors, après-demain, vendredi, ma compagne et moi, nous partons en Bretagne. D'abord, cela va nous changer des 38 degrés que nous avons subis ces derniers jours. En plus, je vais pouvoir lui faire visiter des endroits que j'ai bien connus étant plus jeune et dont j'ai souvent révé.

samedi 11 août 2012

Anniversaire


Jeudi dernier, c'était mon anniversaire. Pas d'apéritif, mais un réveil à 5h du matin pour départ en voiture à 6h. Randonnée spéciale vacances avec le Club des Sages. Nous étions 15, avec notre ancien de 86 ans et, moi, le plus jeune, à exactement 63 ans. Début de la marche à pieds à 8h à 920m d'altitude pour une destination située à 1.926m. Marche un peu rude, pour moi, car mes poumons et mon coeur n'ont jamais aimé quand ça montait. Heureusement, à cette altitude, il ne fait pas trop chaud.

D'ailleurs, arrivés au but, avec le vent, nous avions presque froid, et nous avons mis une petite laine. Mais quel plaisir d'être arrivé sans trop d'encombre et de pouvoir regarder, tranquillement, le paysage qui s'offrait à notre vue. Sur notre gauche, un peu caché par une sorte de brume de chaleur, nous pouvions entrevoir le Mont-Blanc.

Pour déjeuner, nous sommes redescendus un peu pour nous mettre à l'abri du vent. Pendant le repas, 4 bouteilles (de vin) sont sorties des sacs à dos, mais là, pas de problème pour moi : maintenant, et depuis un an, ils me connaissent et savent très bien que je ne bois pas d'alcool. Ils n'insistent donc pas.

Pour une journée d'anniversaire, ce fut une bonne et belle journée passée en très agréable compagnie. Le soir, quand j'y pensais, j'étais content et heureux.

vendredi 20 juillet 2012

Rando en alpage



Aujourd'hui, malgré des prévisions météo pas folichonnes, le Club des Sages est sorti en randonnée. Bien lui a pris, car ce fut une bonne et belle journée. Pas de pluie, mais du soleil sur fond de ciel bleu.

Départ à 6h, car nous avions 120km pour parvenir à notre point de départ. A cette heure là, nous évitions les encombrements autour de Grenoble, et puis surtout, nous pouvions marcher à la fraîche. Ce qui s'est avéré une bonne idée car le soleil était au rendez-vous. Comme nous avions un dénivelé de presque 900m pour arriver à notre destination, l'alpage de Combe Madame, dans le massif de Belledonne, une telle marche était préférable à faire sans trop de chaleur.

Ce fut environ 2h de marche, avec quelques arrêts, pour boire de l'eau, car en montagne, ça monte et ça donne soif. Pas de bruit de voiture ou de machine : le calme et a tranquillité. A destination, un gîte et un troupeau de moutons, monté fin juin, et qui redescendra fin août. Une bergère et un aide-berger, 2 chiens de berger, un responsable de gîte et, bien peu de monde de passage, car, le seul accès se fait à pieds.

En résumé, une agréable journée en pleine nature, bien remplie, sans soucis, dans la joie et la bonne humeur : zen.

Illustration: gîte en Alpage de Combe Madame

dimanche 15 juillet 2012

Contre-exemple


N° 1 dans Les plus partagés sur le site internet du journal "Le Monde", dimanche 15 juillet 2012, à 20h50,--->  ici.

Peut-être que certains vont rire ...

mardi 3 juillet 2012

et de 13 ...


Malgré quelques cailloux qui m’ont fait trébucher, mais pas chuter, cela fait 13 mois, aujourd'hui, que je suis abstinent. Et dans ma tête, tout va bien.
 
Je ne crains pas les jours où je suis seul - j’ai pu le constater, pendant mon voyage de 10 jours en Bretagne, restaurant compris.

Je n’ai pas peur des moments festifs, où les autres ont un verre d’alcool à la main, et moi, un verre d’eau et ou tout le monde plaisante et rigole.
 
Je ne suis pas gêné par les instants de farniente, à la terrasse d’un café : au lieu de demander un demi, je bois un jus de fruit ou un Schweppes – oui, c’est ma gourmandise.
 
Si une envie de boire ou de fumer me passe par la tête, maintenant, je sais quoi faire. Soit, par téléphone, j’appelle au secours – en fait, dans ces moments là, j’éprouve un besoin irrépressible de parler, pour évacuer les mauvaises pensées. Soit, je me pose, dans le calme, je médite en pleine conscience, dans l’ici et maintenant.
 
Voila … alors, désormais, tous les 3 du mois, je ne fêterais plus mon abstiversaire. J’attendrais le 3 juin 2013 pour fêter les 2 ans d’abstinence. D’ici là, quant l’envie me prendra, je viendrais écrire quelques mots sur mon blog car je dois avouer avoir pris du plaisir à y laisser la trace de ce qui me passe par la tête ou de mes ressentis.

vendredi 29 juin 2012

Surprise !!!


Ce matin, quand je me réveille, j’ai mal à la tête et la bouche pâteuse. Dès que je me lève, non sans difficulté, j’ai la tête qui tourne, je tangue, j’ai les jambes flageolantes et j’ai du mal à mettre un pied devant l’autre. Manquant tomber, je mets un genou à terre et j’attends que ça se passe. Je descends au salon et je m’affale dans le canapé. Je reste allongé à peu près 15 mn et tout redevient calme.

Je me suis souvenu alors, qu’il y a un an, quand j’étais en cure, que devant moi, un des membres du groupe était tombé par terre. Je lui avais demandé s’il allait bien et il m’avait répondu : j’ai l’impression d’être soul.

Dans la journée, nous avons appris qu’il avait subi une « cuite sèche », c’est-à-dire, que sans avoir bu une seule goutte d’alcool, il avait ressenti tous les symptômes d’une vraie cuite.

Et voila t’y pas que cela m’arrive. Après avoir pris un solide petit-déjeuner – dans ces occasions, faut pas se laisser aller – j’ai téléphoné au Centre Hospitalier, où là, un docteur m’a dit que cela pouvait en effet arriver, soit après le début de l’abstinence, soit beaucoup plus tard (une année ou plus). Par ailleurs, cela peut survenir plusieurs fois.

Pour l’instant, les spécialistes n’ont pas d’explications rationnelles sur cet événement. Alors, ils disent que c’est le corps, avec la mémoire, qui déclenche ces phénomènes à l’occasion d’un rêve, d’un mot, d’une lecture, d’une situation ou d’autres choses.

J’espère que cela ne se reproduira pas car, si c’est une surprise, ce n’en n’est pas une bonne.

samedi 23 juin 2012

ou pas blog ?

Dans mon dernier article, je disais que 2 semaines sans écrire dans ce blog ne m'avait pas dérangé outre mesure. Néanmoins, sur la fin, j'indiquais que j'allais continué d'écrire car, d'une part, j'en ressentais le besoin, et d'autre part, cela n'était jamais une corvée mais, au contraire, un plaisir.

A chaque fois, les mots sortent sans effort et sans que je sois, à chaque instant, à la recherche de ce que je vais dire. Je n'ai que rarement besoin de réfléchir, à partir du moment où j'ai trouvé un sujet. Et, la plus part du temps, c'est le titre du billet qui déclenche la sortie du texte lui-même, comme si, dans ma tête, avec le titre, j'avais ouvert un tiroir où se trouvait le texte.

D'ailleurs, cela me fait penser que, étant jeune, j'avais imaginé que mon cerveau, et plus particulièrement ma mémoire, était comme une armoire, avec plein de tiroir. Ainsi à chaque question qui se posait, il suffisait de trouver le bon tiroir et la réponse était toute prête.

Je me rends compte que pour mes séances de psy, je procède de la même manière. Je m'allonge sur le divan, je cherche un sujet dans ma tête - l'étiquette du tiroir - et je sors le contenu de ce dernier, sans effort ni difficulté. Néanmoins parfois, je me fais des surprises, car je dis des choses que je croyais avoir oublié, ou alors, la conversation, avec moi-même, m'emmène sur des chemins inconnus ou des impasses.

Pour ce qui est de ce blog, je vais continuer à y écrire mais en me donnant quelques règles de comportement car il ne s'agit pas d'un "journal intime" ni d'un carnet de voyage. Ces règles, je vais y réfléchir, puis je les écrirais dans un billet que je ne publierais pas. Je le garderais sur mon ordinateur et de temps en temps, je le relirais afin de me le remettre en mémoire.

samedi 16 juin 2012

Blog

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Depuis plus de deux semaines, je n'ai pas publié de billet sur mon blog, et cela ne m'a pas manqué car j’ai été très occupé. Je m’aperçois, d'ailleurs, que mon emploi du temps, sans être surbooké comme lorsque je travaillais, est bien rempli. Comme je suis libre de mon temps, je remplis les cases vides de mon agenda au gré de mes envies.
 
Ces derniers temps, il y a eu deux semaines passées en Finistère, où à partir d’un point fixe, j’ai vagabondé sur plusieurs destinations. J’ai rencontré une tante paternelle que je n’avais pas vue depuis plus de 30 ans. Elle a 90 ans, bon pieds bon œil, et toute sa tête avec plein de souvenirs de son enfance. Pour moi qui suis en train d’élaborer l’arbre généalogique de notre famille, ce fut un plaisir de l’écouter ; qui plus est, je crois que cela lui a fait énormément de bonheur de parler de la famille. Cerise sur le gâteau, elle m’a parlé de mon père, sous un angle qui m’était totalement inconnu – cela m’a surpris.

En rentrant de Bretagne, mon frère m’apprenait qu’il était grand-père : ainsi donc, en quelques jours, j’avais la vision de 4 générations d’écart entre ma tante paternelle et mon petit neveu.
   
Cette semaine, je suis parti 4 jours, accompagnée de ma femme, avec le groupe de randonnée. Nous étions 34 personnes et nous sommes allés dans le Beaujolais. Chaque jour, nous avons fait une randonnée. Sur les 4 randonnées, nous n’avons eu que 30 min de pluie. Le reste du temps, ce fut du beau temps, surtout les 2 derniers jours, avec jeudi, la montée de la roche de Solutré puis celle de Vergisson : presque 3 heures de marche avec un soleil magnifique.
 
Aujourd’hui, je me pose une question : est-ce que je vais continuer à écrire sur ce blog ?  Au départ, il y a presque 10 mois, en plus de l’analyse que je fais avec une psychanalyste (2 fois pas semaine), il y avait la participation à un groupe de parole (une fois toutes les semaines, mais que j’ai j’arrêté en février dernier), j’avais décidé, tout seul dans mon coin, de créer un blog et d’y écrire régulièrement.
 
Mon idée de base était qu’il me fallait dire, exprimer et formaliser tout ce qui me passait par la tête afin d’évacuer le trop plein de pensées. Pour moi, cela venait en complément de ce que je disais lors des rencontres avec la psy. A aujourd’hui, ces rencontres me sont nécessaires car j’ai beaucoup de choses à dire, tant sur mon passé que sur le présent et, même, si parfois, j’arrive chez elle sans m’être préparé à parler sur tel ou tel sujet, cela vient tout seul. En fait, je pensais, qu’un ami (ou ma compagne) pourrait être un interlocuteur du genre « parle moi, j’ai des tas de choses à te dire », mais ce n’est pas le cas et je le regrette.

Alors, le mieux à faire, c’est de continuer à écrire, sans que cela devienne une corvée, ce qui d’ailleurs n’a jamais été le cas.

dimanche 3 juin 2012

Un an


Et voila …, aujourd’hui, le 3 juin, cela fait 12 mois, donc un an exactement, d'abstinence. Sans alcool ni cigarette. Bien sur, j’en suis fier et content, mais contrairement aux fois précédentes, j’ai un moindre ressenti, comme si je m’étais habitué à un état de fait qui irait de soi.
 
Pourtant, je sais que rien n’est acquis. Même s’il n’y a pas d’envie irrésistible d’un petit verre ou d’une cigarette qui me traverse la tête, je dois me méfier. D’ailleurs, ce que j’ai vécu pendant mon séjour en Bretagne ou même depuis mon retour, doit me faire rester sur mes gardes, ou en tous cas, me protéger au maximum.

Aller dans une crêperie et ne pas prendre du cidre n’est pas une évidence pour moi, un Breton habitué à une sorte d’automatisme inconscient : une crêpe = une gorgée de cidre.  J’ai détourné le problème en revenant à ce que je faisais enfant : une crêpe = un gorgée de lait frais.
 
M’asseoir à une terrasse de café, pour boire un café sans penser à prendre une cigarette n’est pas non plus une évidence, quand cela l’a été pendant presque 40 années; quant ce n’était pas pour prendre un demi bien frais, et parfois, même un 2ème ou plus. Qui plus est, cette année, la Bretagne s’était faite belle pour moi, car j’ai eu du soleil et du ciel bleu, hormis une demi-journée de crachin breton.

Participer à un apéritif à l’occasion d’un anniversaire – 70 ans pour deux hommes de notre groupe de randonnée -  et être le seul à boire de l’eau, n’est pas la meilleure façon de partager un bon moment.

Le médecin addictologue que j’ai rencontré, avant mon départ en Bretagne, m’a dit qu’être abstinent pendant un an, c’était bien, mais qu’il valait mieux prévoir plutôt 18 mois pour voir le bout du tunnel ; ma foi, pourquoi pas. Surtout qu’avec mes projets en cours (arbre généalogique et recherche d’une maison en Morbihan), j’ai de quoi aller tranquillement sur mon chemin.

jeudi 10 mai 2012

Vacances



Aujourd’hui, journée affairée. Car, demain, je prends la voiture, et de chez moi, en Isère, je pars vers là où je suis né, en Finistère. J’ai réservé un appartement pas loin de la Pointe du Raz. Même si cela fait quelques années que je ne suis pas allé par là-bas, ce ne sera pas pour moi une découverte, mais, tout simplement un retour aux sources.


Ce matin, je dois préparer ma valise car, cet après-midi, c’est journée randonnée. Le soleil est prévu à 25 degrés, la randonnée de 11 km avec un petit dénivelé de 310 mètres. De quoi passer une bonne après-midi.


Pour mon voyage en Bretagne, j’ai trois objectifs : faire du tourisme, chercher des actes officiels (naissance, mariage, décès) de mes ascendants, et chercher une maison. J’ai deux semaines pour tout cela, mais j’ai le temps. Et puis, je compte bien y retourner en juillet-août.


En fait, je suis content et même joyeux de partir ; d’abord, cela me permet de quitter, pour un temps, un lieu qui me rappelle quelques mauvais souvenirs – bien qu’ils s’estompent peu à peu – et puis ensuite, cela me donne un élan pour deux projets qui me tiennent à cœur : élaborer mon arbre généalogique et trouver une maison qui me convienne, en bord de mer et pas loin de là où je suis né. Je vois ça comme un retour au bercail.


Illustration : baie des Trépassés.

jeudi 3 mai 2012

et de 11 !!



Eh oui, et de 11 aujourd'hui. Onze mois d'abstinence ... non sans mal, il est vrai, étant donné l’alerte qui s’est produite hier. Pendant un moment (pas trop longtemps, heureusement), j’ai eu peur de la rechute. Mais j’ai pris mon temps; j’ai appelé à l’aide (au secours) au téléphone, et, surtout, je crois : j’ai parlé, j’ai exprimé mon ressenti et j’ai essayé, sincèrement et honnêtement, de formaliser ce qui se passait dans ma tête.

Quand j’y pense, c’est fou comme c’est encombré là-haut (dans la tête). Du coup, demain, pour mon rendez-vous bihebdomadaire avec la psy, le sujet est tout trouvé. Et pour l’autre rendez-vous, celui avec le médecin psychiatre addictologue, je l’attends vraiment avec beaucoup d’impatience car j’ai de nombreuses questions à lui poser.
 
Il n’empêche, au-delà de cet événement, je suis content et fier d’être arrivé là. Sans faire du nombrilisme, je suis heureux d’aller, ici et maintenant, sur mon chemin.

mercredi 2 mai 2012

Alerte

Ce matin, en me levant, je me disais "Ah chouette, aujourd'hui, nous sommes le 2, donc demain, c'est le 3" ... et, tous les 3 de chaque mois, c'est un mois de plus d'abstinence. Et je suis fier de l'annoncer -même que peut-être, ou sûrement - je suis surtout fier de moi. Et là, ça ferait 11 mois à zéro cigarette et zéro goutte alcool. Donc, presqu’un an. Ce qui est une borne plutôt symbolique dans l’absolu, mais oh combien importante dans mon esprit.

Et puis, ce matin, je ne sais pas trop ce qui s’est passé - ou bien, je n’ai pas envie de le dire - mais, il y a eu tempête dans un verre d’eau dans ma tête. Sentant le vent mauvais venir, j’ai aussitôt appelé à l’aide, au téléphone : ma sœur, ma belle-sœur (qui est au courant de mon problème), et puis, au final, le service d’addictologie où j’ai suivi une cure au mois de juin dernier. Il m’aura fallu presque 2 heures pour réussir, en parlant beaucoup mais je crois que ça été le plus important, à m’apaiser l’esprit et à me remettre les pieds sur terre

Un déjeuner, dans le calme et le silence, et une méditation après, j’étais prêt pour passer une bonne après-midi – bibliothèque, ballade avec une amie (et là aussi, j’ai beaucoup parlé, sans honte et sans me sentir coupable) et, piscine en fin d’après-midi. Comme il a fait beau, ce fut effectivement un moment agréable. En plus, j’avais le sentiment de franchir une nouvelle étape, en sachant bien, que ce n’était peut-être pas la dernière fois que j’aurai à subir une telle alerte.

Maintenant, j’ai rendez-vous, vendredi après-midi, avec le médecin psychiatre, spécialiste en addictologie, qui m’a suivi pendant ma cure, et j’ai quand même plusieurs questions à lui poser.

Comment, après 11 mois d’abstinence complète - oui, c’est vrai – j’ai soudain un flash qui me prend par surprise et risque de me faire chuter ? Quelle en est la cause – mentale ou physique ?

Comment ai-je réussi à maîtriser cette envie, alors qu’il m’était si facile de prendre la voiture et d’aller acheter des bouteilles et des cigarettes ?

Comme, en plus, le vendredi matin, j’ai ma consultation avec la psy, je crois que ce sera une journée bien remplie, avec beaucoup de paroles – mais, en fin de compte, je me demande si ce n’est pas le meilleur des médicaments, pour moi aujourd'hui, étant donné le chemin déjà parcouru.

Des mots pour soigner les maux – je ne sais pas qui l’a dit - mais je trouve qu’il avait en grande partie raison.

dimanche 29 avril 2012

A propos des Anciens



Mon billet d’avant-hier soir, sur le repas des anciens, m’a rappelé une légende que j’avais lu dans un livre de Anselme Grün, « L’art de bien vieillir ».

"On raconte que jadis, dans un village reculé, les habitants avaient coutume de sacrifier, puis de dévorer les vieillards. Lorsque le dernier d'entre eux disparut, il emporta avec lui l'héritage d'un savoir ancestral. Un jour, les villageois voulurent construire un grand édifice pour y réunir leur conseil; mais lorsqu'ils regardèrent les troncs d'arbres qui avaient été abattus à cet effet, aucun d'eux ne fut à même de distinguer le haut du bas.

Or, si l’on disposait les troncs à l’envers, il allait s’ensuivre toute une série de malheurs. Un jeune homme affirma qu’il pouvait trouver une solution à condition que les habitants lui promissent de ne plus sacrifier les anciens ; ce qu’ils promirent.

Il fit alors venir son grand-père, qu’il avait tenu caché, et le vieil homme apprit à la communauté à distinguer la partie supérieure de la partie inférieure ».

Et l’auteur de poursuivre par cette réflexion :

« Aujourd’hui, cette légende est plus actuelle que jamais. Car nous aussi, nous courons le danger de « dévorer » et de sacrifier nos anciens. La stigmatisation diffuse du vieillissement de la population se teinte souvent d’agressivité. Nous isolons les gens âgés, les excluant dans le même temps, de la communauté des plus jeunes. Combien de déclarations écrites ou orales au sein du débat public ne s’indignent-elles pas du nombre croissant de personnes âgées dans notre société et du fardeau qu’elles représentent pour la jeune génération ! »

Comme ce texte me plaisait beaucoup, je suis allé voir « Anselme Grün » dans Wikipédia, et j’ai découvert qu’il est né en 1945 – donc, il a 4 ans de plus que moi – et que, par ailleurs, il est moine à l'abbaye bénédictine d’une ville de Bavière, en Allemagne, depuis l’âge de 19 ans. Toujours d’après Wikipédia, « c’est un auteur chrétien de renommée internationale. Son succès a pu être attribué au fait que ses ouvrages « diffusent une douce sagesse chrétienne sans évoquer la dureté des dogmes de la foi ».

Peut-être ceci explique-t-il cela.

Photo: en provenance de Google

samedi 28 avril 2012

Les anciens...


Hier, vendredi midi, c'était le repas des Anciens. Et j'y suis allé car je croyais que c’était le repas de printemps du Club de randonnée. Lorsque nous nous sommes retrouvés au lieu de rendez-vous, pour faire du covoiturage, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de personnes, plutôt âgées, que je n’avais jamais vu participer aux randonnées, mais bon, comme cela ne me dérangeait pas.


Et bien, avec mes 62 ans, je me suis retrouvé le petit jeunot du groupe, sur environ 35 personnes. Et les 2 plus âgés (curieusement, c’était des hommes), avaient 85 et 86 ans. Et ma foi, pour ce qui est du coup de fourchette, je n’avais rien à leur apprendre. Pour la boisson, là par contre, je les ai surpris quand, au moment de l’apéritif, j’ai dit « non, pas d’alcool pour moi ». Il a fallu que j’explique, que pour des raisons de santé, je ne devais pas boire d’alcool. Ils l’ont très bien compris et n’ont pas insisté. Il n’empêche, de tout le groupe, j’étais le seul à ne pas prendre d’alcool.


En tout cas, le cadre était agréable, le restaurant au bord du lac de Charavines/Paladru, il y avait du soleil avec 25 degrés à l’ombre, un bon repas dans une bonne ambiance. C’est simple, nous sommes entrés au restaurant à 13h et en sommes sortis à 16h30.


Oufff … Le soir, ce fut un bol de soupe et un yaourt pour compenser. Et une tisane pour bien dormir.

jeudi 26 avril 2012

Randonnée

Aujourd'hui, comme tous les 2 jeudis, c'était randonnée. Dans la voiture, le thermomètre marquait 20 degrés et, effectivement, nous avons eu bien chaud toute la ballade. En plus, comme on s'est trompé de chemin dans les bois, au lieu des 12 km prévus, nous avons du en faire entre 13 et 15. Autant dire que nous étions contents d'arriver au parking où se trouvaient nos voitures. Je crois que cela faisait longtemps que je n'avais pas eu aussi mal aux pieds.

Par contre, ce fut une randonnée très agréable, avec de très belles couleurs dans les champs. Du jaune pour le colza, du vert pour l'herbe ou certains arbres. Du blanc pour la neige que nous avons pu voir au loin sur les sommets. D'abord sur la Chartreuse et même le Mont Blanc qui se détachait à l'horizon.

En marchant et en regardant tout cela, je me disais qu'il y avait un contraste fort entre ces images calmes et sereines et tous les bruits et différentes péripéties de la campagne présidentielle que l'on peut écouter à la radio ou lire dans les journaux sur l'internet (je ne regarde jamais la télévision).

Parfois, j'ai l'impression que certains se trompent de chemin, mais au fond, qu'importe, c'est le leur. Et puis, "c'est comme ça" (je souris, car c'est ce que disait ma grand-même pour clore une discussion).